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Plombier à Luxembourg-Schengen.

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Prix

65000 €

Honoraires charge vendeur

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Propos par

Optimhome

Immeuble DIVER?CITY 639 rue du Mas de Verchant34170 Castelnau-le-Lez

Description de l’appartement Longuyon

Emilie Merel vous propose cet appartement de 6 pices rnover LONGUYON. Celui ci est proche de tous les commerces et proche du Luxembourg et de la Belgique.

Il comporte : Une cuisine, une pice, dbarras, salle de bain et WC au Rez de chausse
Quatre pices au 1er tage
Au sous sol : une cave
Un grenier sous les combles

Un jardin situ sur l’avant dernire terrasse du potager complte ce bien.

Aucune difficult pour garer son vhicule.

A voir sans tarder !

Chauffage au gaz ( chaudire remplacer).
Toutes les charges sont individuelles. Nombre de lots de la coproprit: 6, Montant moyen de la quote-part annuelle de charges (budget prvisionnel) (ASSURANCE DES MURS) : 360€ soit 30€ par mois, avec Syndic Bnvole. Les honoraires sont la charge du vendeur. Contactez Emilie MEREL, Agent commercial OptimHome (RSAC N849693320 Greffe de VAL DE BRIEY) 07 51 66 89 54 http://www.merel.optimhome.com (rf. 830038366664 / 459249 )

Rfrence de l’offre : IMBX/830038366664-459249

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Caractristiques

de l’appartement Longuyon

6

pices

89 m²

3

chambres

1

salle de bain

Type de chauffage : gaz

Exposition Non prcis

Salle de bain

À propos du prix

Honoraires à la charge du vendeur

Diagnostic de performance énergétique

Bilan énergétique

Catégorie F (388)

Logement économe

A

51 à 90
B

91 à 150
C

151 à 230
D

231 à 330
E

331 à 450
F

> 450
G

Logement énergivore

Bilan gaz à effets de serre

Catégorie G (91)

Faible émission de GES

A

6 à 10
B

11 à 20
C

21 à 35
D

36 à 55
E

56 à 80
F

> 80
G

Forte émission de GES

Bien en coproprit

Nombre de lots :

6

Charges courantes :

360€ /an

Procdure en cours :

NC

Autour de l’appartement Longuyon

Longuyon

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Plombier à Luxembourg Howald..

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Plombier à Luxembourg-Schengen.

/EIN News/ — L’ÎLE-DES-SŒURS, Quebec, July 02, 2020 (GLOBE NEWSWIRE) — The Quebec Professional Association of Real Estate Brokers (QPAREB) announces the appointment of Marc Lacasse as president and Sylvie Blouin as vice-president of its board of directors. Marc Lacasse has more than 25 years of experience in the real estate industry, including eight as a broker. He sat on the board of directors of the Greater Montreal Real Estate Board (GMREB) between 2013 and 2018, where he acted as the spokesperson for French-language media. He has also been a member of the board of directors of Société Centris inc. – the technology subsidiary of the QPAREB – since 2016. In addition, Mr. Lacasse has served on various advertising committees, including those of the QPAREB and the GMREB. He is beginning a two-year mandate as president of the Association. With 22 years of real estate experience, including nine as an agency owner, Sylvie Blouin was elected to the QPAREB’s board of directors in 2019, where she sat on the Governance and Ethics Committee, the Audit Committee and the Professional Practices Committee. She has also been a member of the board of directors of the Collège de l’immobilier du Québec for the past five years. Prior to that, she was a board member of the GMREB for two years. She begins a one-year mandate as vice-president. « We are very pleased and fortunate to be able to rely on experienced and qualified individuals like Marc Lacasse and Sylvie Blouin at the head of our board of directors, » said Julie Saucier, president and chief executive officer of the QPAREB. « We know there will continue to be considerable challenges over the next year, but it’s reassuring to see that the QPAREB can count on a strong and experienced board of directors to meet these challenges. »The members of the QPAREB’s 2020-2021 board of directors Marc Lacasse, President
Laval
Sylvie Blouin, Vice-President
Montérégie
Ginette Beardsell 
Montreal
Mathieu Cousineau
Lanaudière
Daniel Dagenais
Montreal
Michèle Fournier
Mauricie
Léonce Gagnon
Saguenay-Lac-Saint-Jean
Antoine Halabi 
Laval
Fadi Kaouk
Laval
Éric Léger
Laurentides
Luc Mailloux
Capitale-Nationale
Etienne D. Mellor
Montreal
Renaud Pelletier 
Bas-Saint-Laurent
Martin Vaillancourt
Chaudière-Appalaches
Anouk Vidal
Laurentides
About the Quebec Professional Association of Real Estate Brokers The Quebec Professional Association of Real Estate Brokers (QPAREB) is a non-profit association that brings together more than 13,000 real estate brokers and agencies. It is responsible for promoting and defending their interests while taking into account the issues facing the profession and the various professional and regional realities of its members. The QPAREB is also an important player in many real estate dossiers, including the implementation of measures that promote homeownership. The Association reports on Quebec’s residential real estate market statistics, provides training, tools and services relating to real estate, and facilitates the collection, dissemination and exchange of information. The QPAREB is headquartered in Quebec City and has its administrative offices in Montreal. It has two subsidiaries: Centris Inc. and the Collège de l’immobilier du Québec. Follow its activities at qpareb.ca or via its social media pages: Facebook, LinkedIn, Twitter and Instagram. For more information:
Taïssa HrycayDirectorCommunications and Marketing1-888-762-2440 or514-762-2440, ext. 157media@qpareb.ca

 
A photo accompanying this announcement is available at https://www.globenewswire.com/NewsRoom/AttachmentNg/f998605a-2a69-4b42-a3a5-d897527aa54c.

Appointment notice

Marc Lacasse and Sylvie Blouin Appointed President and Vice-President of the QPAREB Board of Directors

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July 02, 2020, 20:35 GMT

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Plombier à Luxembourg Koerich..

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Plombier à Luxembourg-Schengen.

Description du bien
RE/MAX, spécialiste de l’immobilier à Esch/Alzette, vous propose en exclusivité un appartement d’une chambre, au Rez-De-Chaussée d’une résidence bien entretenue, d’une surface de 57,11 m2 habitables environ,. Il se compose de la manière suivante :

Une belle pièce de vie (salon)
Une chambre spacieuse
Une grande cuisine équipée récente et fonctionnelle avec accès sur la cour commune.
Une grande salle de douche avec WC.
une cave privative.

Toiture en ardoise et en très bon état.
Double vitrages.
Chaudière à Gaz de 2016 (Buderus)

Proche de toutes commodités : Centre-ville à 5-10 min à pied, bus, station essence, écoles, lycée, surface commerciale à proximité, banques,, etc….

A visiter….

Honoraires agence à charge du/des locataire(s) = 1 mois de loyer + TVA

CONTACT : MICHAEL CHARLON au 621 612 887 ou par Mail : michael.charlon@remax.lu



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Plombier à Luxembourg Mondercange..

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Plombier à Luxembourg-Schengen.

Avec un volume bâti de 7.403.000m3 en 2018 au Luxembourg, le secteur de la construction se caractérise par son dynamisme. Si le nombre de constructions reste élevé, de nouveaux impératifs sont pris en compte comme l’écologie et la durabilité. «Ces dernières années, le volet énergétique primait mais maintenant, la durabilité, l’écologie et le choix des matériaux deviennent de plus en plus importants dans le but de protéger les ressources mais aussi dans le cadre des mesures contre le réchauffement climatique», déclare Martine Schummer. Diverses raisons expliquent ce virage vers plus de durabilité. Les maîtres d’ouvrage sont de plus en plus demandeurs de bâtiments durables et sains tandis que le politique pousse également dans cette direction grâce à des subsides.

La flexibilité, synonyme de durabilité

En pratique, comment se traduit cette dimension durable? «C’est d’abord dans la conception du bâtiment. Les bâtiments durables, selon notre approche, sont surtout très flexibles. Quand ils sont construits, ils peuvent être adaptés par après, selon l’évolution des besoins.» Une maison familiale pourra par exemple être transformée en appartements. Pour un bâtiment de bureaux, on parle également de flexibilité interne. «On a un système porteur indépendant de l’enveloppe car celle-ci doit être changée après 20 ans alors que la structure a une durée de vie de 50 ans. Nous pouvons alors simplement changer la façade sans toucher à la structure portante du bâtiment, c’est une conception durable.»

Des freins au durable

Sensibles à ces aspects, les acteurs du secteur construisent davantage de bâtiments durables. Il est pourtant difficile aujourd’hui de définir quelle part ceux-ci représentent parmi les nouvelles constructions. «La durabilité n’est pas mesurable. C’est la même chose pour l’économie circulaire. Un bâtiment peut être plus durable de diverses manières. Les maîtres d’ouvrage cherchent surtout des éléments qui sont durables.»

Des freins subsistent pourtant, notamment au niveau des coûts de construction ainsi que d’un point de vue législatif. L’utilisation de matériaux écologiques en façade comme le bois entraîne en effet des discussions autour de la réglementation liée au feu. Aller dans une direction autre que la construction traditionnelle demande en outre du courage et des moyens financiers plus importants aux maîtres d’ouvrage qui peuvent alors changer d’avis.

Un nouveau bâtiment durable et écologique

Le bureau d’études Schroeder & Associés a également intégré cette dimension durable dans la plupart de ses projets. «Nous essayons de faire une conception et planification intégrées dans le cadre de nos projets dans le but d’optimiser l’empreinte environnementale de ceux-ci. Au début du projet, nous contactons nos experts internes et discutons ensemble sur comment rendre le projet plus durable.»

Pour sensibiliser et montrer le bon exemple, le nouveau bâtiment de l’entreprise a été conçu de manière durable avec un accent sur la santé et le bien-être des occupants. «Nous avons réalisé une analyse écologique de tous les matériaux mis en œuvre. Dans la conception, nous avons tenu compte de la durée de vie de ceux-ci. Nous avons donc une structure portante indépendante et une façade qui peut être échangée. Le bâtiment est donc modulable et flexible.» Le volet énergie a également été souligné puisque l’immeuble dispose d’une consommation d’énergie quasi nulle avec une enveloppe à haute performance et l’utilisation d’énergies renouvelables comme une chaudière à pellets et des panneaux photovoltaïques.

Envie de construire un bâtiment durable? Contactez les experts de Schroeder & Associés: 
https://www.schroeder.lu/index.html



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Plombier à Luxembourg Belair..

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Plombier à Luxembourg-Schengen.

Longtemps sollicitée, la chaudière classique a l’avantage de monter très rapidement à des températures hautes comprises entre 60 à 80°. Si elle chauffe rapidement une pièce, elle reste néanmoins très chronophage en énergie ce qui a tendance à faire augmenter les dépenses. En remplacement de votre chaudière standard, il existe des alternatives économiques et respectueuses de l’environnement.

Des systèmes de chauffage d’avenir pour maisons et immeubles

Lorsque l’on habite dans une maison individuelle, le choix du chauffage fait souvent l’objet de toutes les attentions. La notion de confort et de dépense énergétiques devra toujours être à la base de votre réflexion. A l’heure du réchauffement climatique, choisir un chauffage éco-responsable est une démarche essentielle pour préserver l’environnement. Pour autant, d’autres critères doivent aussi être abordés, comme le budget dont vous disposez ou la configuration de votre habitat. Avant de choisir un chauffage adapté, il est essentiel de définir l’investissement de départ tout comme les frais d’entretien et de maintenance de votre chauffage.

Le confort d’un chauffage est relativement subjectif et changera d’une personne à une autre. Pour autant, vous devrez connaître certains éléments essentiels pour optimiser la qualité de votre chauffage. Une maison individuelle devra justifier d’une excellente isolation et un système de ventilation optimale. Notons que le système de chauffage actuel devra être écologique, présenter un rendement haut et permettre de vraies économies sur la facture.

Que vous habitiez une maison individuelle ou un logement dans un immeuble collectif, Viessmann vous propose des solutions énergétiques sur mesure adaptées à toutes les sources d’énergie. Pour répondre à tous les besoins, la gamme complète Viessmann comprend en premier lieu des chaudières fioul et gaz à condensation.

La rénovation énergétique : un enjeu d’avenir

Diminuer nos consommations d’énergie pour réduire la facture de chauffage devient aujourd’hui nécessaire. Le défi énergétique passe en grande partie par la rénovation des millions de vieilles installations de chauffage de notre pays, énergivores et polluantes.

Mais quel chauffage choisir parmi tous les modèles performants disponibles ?

L’analyse de votre facture et donc le niveau de vos consommations ainsi que les conseils de votre installateur, doivent vous aider à vous décider d’engager des travaux de rénovation énergétique à plus ou moins court terme. La sensibilité écologique est importante dans la décision car elle peut déclencher le bénéfice d’un crédit d’impôt. Même si son effet n’est pas immédiat, le crédit d’impôt offre l’avantage de réduire le coût global de l’investissement.

Toutefois, si une nouvelle installation de chauffage central à eau chaude sur plancher chauffant ou radiateurs apportera certainement économies et confort dans votre logement, une rénovation intègre également l’isolation. En effet, une isolation renforcée du bâti ou des ouvrants procurera une inertie supplémentaire et piègera ainsi les calories à l’intérieur de l’habitation. Ne pas surchauffer est important également : en chauffant un peu moins et en diminuant simplement la température ambiante de 1°, il en résultera une baisse de 7% de la consommation et donc des économies supplémentaires. 

Enfin, l’entretien annuel de votre équipement de chauffage est primordial pour son bon fonctionnement et ses performances, et apportera aussi son lot d’économies d’énergie.  Le choix de l’installateur, gage de qualité et de sécurité 

Une autre possibilité de réduire ses consommations et de faire des économies dans votre logement est de miantenir en place l’ancien poêle à pétrole ou le poêle à bois comme appoints possibles d’un nouveau système de chauffage.

Les systèmes de chauffage évoluent sans cesse et le rôle de conseil de l’installateur est primordial. Que ce soit pour l’installation ou pour l’entretien et la maintenance, choisir un installateur Proactif Viessmann ou une Station Technique agréée s’avèrera certainement un bon choix. Des matériels performants et des solutions de chauffage multiples ! Chaudière à condensation, pompe à chaleur, chauffage au gaz ou au fioul, chauffage combiné à l’énergie solaire ou à un ballon d’eau chaude thermodynamique.

Enfin, l’entretien annuel de votre équipement de chauffage est primordial pour son bon fonctionnement et ses performances, et apportera aussi son lot d’économies d’énergie.



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Plombier à Luxembourg Neudorf-Weimershof..

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Plombier à Luxembourg-Schengen.

Prêt à passer du mazout au gaz naturel? Il y a de nombreuses raisons d’installer une chaudière au gaz naturel dans votre maison au Luxembourg, dont la maintenance facile, les tarifs moins chers et les avantages environnementaux.N’attendez plus pour installer votre nouveau système de chauffage – si vous souhaitez installer une chaudière à gaz dans votre logement, contactez AlloChauffage dès aujourd’hui!
Lorsqu’elle est régulièrement entretenue par un technicien, une chaudière au gaz peut être à 90% de ses capacités, ce qui signifie que vos factures d’énergie seront réduites car vous perdrez moins d’énergie.
Avantages des chaudières à gaz

Les Chaudières à Gaz Nécessitent Moins de MaintenanceLes chaudières à gaz fonctionnent beaucoup plus simplement que les chaudières à mazout et ne requièrent aucune cuve de stockage. En effet, les chaudières à gaz sont directement alimentées par la compagnie de gaz, ce qui signifie qu’il n’y a aucun risque d’être à court de carburant lors des périodes de forte demande.
Les Chaudières à Gaz Sont Plus EconomiquesLes chaudières à gaz fonctionnent avec beaucoup plus d’efficacité que les chaudières à mazout. De plus, vous recevez le gaz naturel directement chez vous, vous n’aurez donc jamais à payer une société pour qu’elle vienne chez vous remplir votre cuve.
Les chaudières à gaz sont également beaucoup plus efficaces que les chaudières à mazout. De nombreuses chaudières à gaz sont fournies avec un condenseur de chaleur, qui réduit la température de l’air s’échappant de votre maison pour qu’il soit à nouveau utilisé à bon escient. Cela signifie moins de perte de chaleur et donc moins d’énergie perdue.
Les Chaudières à Gaz Sont Moins Nocives Pour l’EnvironnementLes chaudières à gaz sont bien moins nocives pour l’environnement que les autres sources de chaleur en produisant presque 30% de dioxyde de carbone de moins que les chaudières à mazout.



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Plombier à Luxembourg Remich..

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Plombier à Luxembourg-Schengen.

Un réseau de chaleur (également appelé réseau de chauffage urbain, réseau de chauffage à distance) est une installation distribuant à plusieurs utilisateurs clients de la chaleur produite par une ou plusieurs chaufferie(s), via un ensemble de canalisations de transport de chaleur (en polyéthylène ou en acier). La chaleur ainsi distribuée est principalement utilisée pour le chauffage des bâtiments et de l’eau chaude sanitaire ; certains réseaux fournissent également de la chaleur à usage industriel.
Le réseau de chaleur est un système de chauffage à l’échelle urbaine (par opposition au chauffage à l’échelle des bâtiments, dans lequel la chaleur est produite in situ, au niveau du bâtiment utilisateur ou à proximité immédiate).
Au niveau mondial en 2017, les réseaux de chaleur couvraient 4,9 % de la consommation finale d’énergie du secteur industriel, 4,9 % dans le secteur résidentiel et 5 % dans le secteur tertiaire. La production de chaleur pour l’alimentation de ces réseaux était tirée à 88,3 % des combustibles fossiles : charbon 41,6 %, pétrole 3,7 %, gaz naturel 43 % ; les énergies renouvelables couvraient 11,6 %, dont 4,4 % de biomasse et 3,2 % de déchets. La Russie et la Chine assuraient à elles deux plus des deux tiers de la production mondiale de chaleur pour le chauffage urbain : 37,1 % et 30,7 % respectivement.

Description d’ensemble[modifier | modifier le code]
Schéma de principe du réseau de chaleur
Un réseau de chaleur classique se compose de trois éléments :

la chaufferie (il peut y en avoir plusieurs sur un même réseau, mais elles restent en nombre limité) : c’est le lieu où est produite la chaleur qui circule dans le réseau
les canalisations de transport et distribution : ce sont des conduites qui transportent la chaleur à l’aide d’un fluide caloporteur, très généralement de l’eau sous forme liquide, parfois sous forme de vapeur
les sous-stations : il s’agit des points de livraison de la chaleur. Elles matérialisent l’interface entre le réseau de chaleur et le bâtiment. En aval des sous-stations peuvent exister des réseaux de distribution dits « secondaires » ; ils font généralement partie des installations des bâtiments, et non des installations du réseau de chaleur.Les chaufferies[modifier | modifier le code]
Il existe de nombreux types de chaufferies, qui peuvent varier par leur puissance et par les énergies qu’elles exploitent.

Les énergies utilisées[modifier | modifier le code]
La chaleur peut être produite à partir de très nombreuses sources. Les énergies suivantes sont les plus fréquemment utilisées par les réseaux de chaleur :

gaz naturel
fioul
charbon
biomasse, généralement sous forme de bois-énergie
géothermie
chaleur de récupération (ou chaleur fatale) qui est la « chaleur générée par un procédé qui n’en constitue pas la finalité première, et qui n’est pas récupérée »(définition retenue par la PPE[1]. Elle repose sur plusieurs scénarios de besoins énergétiques, et pour la 2nde période « fixera des objectifs comprenant des options haute et basse, pour tenir compte des incertitudes »[1] ; c’est par exemple la forme d’énergie fatale de procédés d’incinération des déchets, de traitement massif de données (datacenters) ou d’évacuation des eaux usées (eaux chaudes de bains, douches, vaisselles, lessives évacuées dans l’égout avec leurs calories résiduelles)…La part des sources d’origine fossile a tendance à diminuer, au profit des énergies renouvelables et de récupération. Le mix énergétique dépend toutefois de chaque réseau, et les situations peuvent également être très différentes d’un pays à un autre.

Description d’une chaufferie[modifier | modifier le code]

Une chaufferie se présente généralement sous la forme d’un bâtiment dédié (mais il existe des chaufferies intégrées à des bâtiments dont la fonction principale est différente, ex: centrale électrique).
À l’intérieur de ce bâtiment, dont les caractéristiques techniques et architecturales (cheminées, stockage de combustible, accessibilité par les réseaux de gaz ou la voirie…) peuvent varier selon les énergies utilisées, se trouvent une ou plusieurs chaudières.
La chaudière est l’unité technique qui produit la chaleur. Il peut s’agir d’une chaudière à combustible (gaz, charbon, fioul, bois…). Par abus de langage, on désigne également parfois par chaudière les unités de production de chaleur par captation/récupération, soit depuis un forage géothermique, soit via un échangeur pour la valorisation de chaleur fatale.
Les installations produisant des fumées sont équipées de systèmes de traitement perfectionnés et contrôlés, ce qui permet de réduire fortement leur impact sur la qualité de l’air par rapport à des systèmes individuels pour lesquels ce genre de traitement est trop coûteux.
Généralement, un réseau comporte une chaudière principale qui fonctionne en continu et une chaudière d’appoint utilisée en renfort pendant les heures de pointe, ou en remplacement lorsque cela est nécessaire. Mais d’autres combinaisons sont possibles, selon les énergies utilisées, les caractéristiques des besoins, etc.

La cogénération[modifier | modifier le code]
Certaines chaufferies de réseaux de chaleur produisent de la chaleur et de l’électricité par cogénération, permettant d’améliorer le rendement global du système par rapport à des productions séparées. Par exemple le rendement de cogénération du réseau de chaleur de Bellevue à Nantes était de 70,6 % à 74,5 % en 2009-2010[2]. Elle permet par ailleurs de contribuer au renforcement et à la décentralisation des capacités de production électrique.

Le réseau de distribution[3][modifier | modifier le code]
Les canalisations[modifier | modifier le code]
Canalisations en cours de pose dans une tranchéeLes canalisations transportent et distribuent la chaleur par un fluide caloporteur (eau chaude ou vapeur). Il s’agit de conduites le plus souvent en polyéthylène réticulé ou en acier entouré d’une couche d’isolant (mousse en polyéthylène réticulée ou en polyuréthane), elle-même revêtue d’une gaine en polyéthylène haute densité (annelée ou non). Il existe également des conduites en plastique, moins isolées mais pouvant être installées plus facilement grâce à leur flexibilité et l’absence de soudures à réaliser sur les chantiers.
Dans le cas général, un circuit aller transporte le fluide chaud issu de la chaufferie, et un circuit retour ramène le fluide, qui s’est délesté de ses calories au niveau de la sous-station d’échange. Le fluide est alors à nouveau chauffé par la chaufferie, puis renvoyé dans le circuit. C’est la raison pour laquelle on trouve deux tuyaux parallèles dans les tranchées.

Certains réseaux ont des organisations différentes (pas de sens retour, donc réseau ne fonctionnant pas en circuit fermé), boucles multiples permettant de desservir plusieurs types de quartiers avec des régimes de température différents… La pose des canalisations peut se faire en caniveau enterré, ce qui permet une protection mécanique et minimise les effets dus à l’humidité par ventilation de ces caniveaux. Dans certaines villes, les canalisations sont placées dans des galeries souterraines multi-réseaux. Mais dans le cas général, la pose se fait en tranchée, solution nécessitant que les gaines soient entourées d’un film protecteur contre l’humidité et quelles soient installées à une profondeur suffisante afin d’absorber les efforts de la surface. Plus rarement, les canalisations sont fixées en aérien, sur des bâtiments ou des ouvrages (technique utilisée notamment pour le franchissement de cours d’eau). Le coût de pose d’un mètre de réseau est de l’ordre de 1000 à 2 000 €. Ce coût dépend bien sûr en réalité de très nombreux facteurs liés à chaque projet.
On distingue différents régimes de température pour le fluide qui circule dans les canalisations ; les principaux sont :

Le réseau eau chaude, à une température comprise entre 60° et 110 °C (ordre de grandeur). Il est généralement prévu pour les groupes d’immeubles d’habitation ou de bureaux, ou encore les hôpitaux et établissements industriels qui ne consomment pas de vapeur.
Le réseau eau surchauffée, à une température comprise entre 110 °C et 180 °C (ordre de grandeur). Il est principalement utilisé dans les réseaux de grande envergure qui alimentent des bâtiments nécessitant des températures élevées (laveries, abattoirs, industries textiles…).
Le réseau vapeur, à une température autour de 200 °C à 300 °C. Son utilisation est de plus en plus limitée. Il est présent essentiellement pour la fourniture de chaleur industrielle.Les sous-stations[modifier | modifier le code]
Sous-station de réseau de chaleur
Situées en pied d’immeuble, elles permettent le transfert de chaleur par le biais d’un échangeur entre le réseau de chaleur et le réseau de distribution interne de l’immeuble ou du petit groupe d’immeubles.
Les sous-stations n’accueillent généralement pas de combustion (sauf sous-station servant également d’unité d’appoint pour la production de chaleur), ce qui élimine toutes les nuisances liées à la combustion (bruit, impact sur la qualité de l’air, risques explosifs…).
La sous-station est en général équipée d’un compteur de chaleur, permettant de connaître la consommation d’énergie du bâtiment qui lui est rattaché, donnée nécessaire à la facturation.

Les réseaux de chaleur existent depuis l’Antiquité, mais les réseaux modernes, correspondant au fonctionnement actuel, datent du vingtième siècle.

Historique des réseaux de chaleur[modifier | modifier le code]
Époque antique et médiévale[modifier | modifier le code]
Dans l’Antiquité, on pouvait utiliser des sources d’eau chaude pour alimenter des thermes ou apporter de la chaleur dans un ensemble de logements. Le principe technique du réseau de chaleur, assez rudimentaire, existait donc déjà.
En France, on considère que le premier réseau de chaleur date du XIVe siècle : dans le village de Chaudes-Aigues, un ensemble de maisons était chauffé à l’aide d’un réseau de chaleur géothermique[4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]
Les réseaux de chaleur de grande ampleur tels qu’on les connait aujourd’hui se sont développés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Le premier réseau de chaleur moderne, encore en service aujourd’hui, est celui de la ville de New York, mis en service en 1882 par la New York Steam Company, depuis intégrée à Consolidated Edison.
Le développement des réseaux de chaleur en Europe a suivi les développements aux États-Unis. Dans la plupart des pays européen où les réseaux se sont développés, on retrouve quatre grandes périodes : au début du XXe siècle, des réseaux de chaleur sont mis en place dans les villes les plus importantes, à la fois par leur population et leurs besoins de chauffage. Après la deuxième guerre mondiale, la reconstruction s’accompagne de grands programmes urbains, qui intègrent parfois des réseaux de chaleur. La troisième période est une réponse aux chocs pétroliers, dans les années 1980, avec la volonté de réduire la dépendance aux énergies fossiles pour des raisons économiques. Et enfin la période actuelle, qui a commencé plus ou moins tôt selon les pays, s’inscrit dans les politiques de lutte contre le changement climatique et développement des énergies renouvelables.
Les réseaux de chaleur se sont également fortement développés sous le régime soviétique en URSS. Ainsi, les pays de l’ex-URSS rassemblent aujourd’hui à eux seuls plus de la moitié de la puissance installée au niveau mondial. Les installations sont toutefois souvent vétustes, avec d’importants problèmes d’efficacité énergétique.

Innovations, évolutions attendues[modifier | modifier le code]
Une place plus importante dans le paysage énergétique[modifier | modifier le code]
Les réseaux de chaleur sont considérés par plusieurs pays comme un outil permettant de développer l’utilisation des énergies renouvelables et de récupération dans le chauffage des bâtiments. À titre d’illustration, l’Europe leur confie un rôle important dans sa politique énergétique et climatique.
Leur place dans le paysage énergétique de ces pays est donc amenée à se renforcer. En France par exemple, ils représentaient environ 6 % du chauffage en 2007, pour 2 millions d’équivalents-logements[5]. L’objectif à 2020 fixé dans le cadre du Grenelle de l’environnement est de multiplier par 3 cette quantité d’équivalents-logements, tout en augmentant significativement la part des énergies renouvelables.

Des réseaux optimisés pour l’efficacité énergétique[modifier | modifier le code]

Afin de limiter les pertes de chaleur, les réseaux évoluent. Leurs régimes de température diminuent (réseaux basse température à 60-80°C dans le sens aller, contre 90-110°C pour les réseaux à eau chaude classiques). Ceci permet par ailleurs d’améliorer la compatibilité des réseaux de chaleur avec les quartiers neufs, dont les besoins de chaleur sont plus faibles.
Les réseaux peuvent s’équiper de systèmes d’ajustement dynamique, capable de moduler la température de départ du fluide caloporteur en fonction des conditions météorologiques réelles. D’autres paramètres, comme les appels de puissance des usagers mesurés en temps réel, ou anticipés à partir de mesures passées, peuvent aussi être intégrés pour moduler plus finement la température.
Les réseaux de chaleur fonctionnent la majorité du temps à débit variable alors que les pompes qui les alimentent sont la plupart du temps entraînées par des moteurs à vitesse constante. On peut diminuer de près de 50 % les consommations électriques en couplant aux moteurs un variateur électronique. Celui-ci permet d’abaisser la vitesse des pompes à pression constante. Le point de fonctionnement de la pompe est donc optimisé.

Stockage thermique[modifier | modifier le code]
Stockage de chaleur sur le réseau de Chemnitz

Le stockage d’énergie sous forme de chaleur est basé sur des technologies matures et maîtrisées. Il est donc possible de coupler les réseaux de chaleur à des systèmes de stockage.
Certaines sources de chaleur produisent toute l’année, sans qu’il soit possible d’arrêter la production ou sans que cela présente un intérêt économique ou environnemental. C’est par exemple le cas de la chaleur de récupération des UIOM ou des data-centers, ou de l’énergie produite par les panneaux solaires.
L’excédent de chaleur produit en été peut être stocké puis utilisé en période hivernale. Inversement, on peut emmagasiner du froid en hiver pour rafraîchir des bâtiments en été. Le stockage peut se faire dans des silos d’eau, dans le sous-sol, dans de la glace…
Le stockage peut être journalier (effacement des pics horaires), hebdomadaire (équilibrage entre les différents jours de la semaine), ou inter-saisonnier (stockage d’énergie en été pour la consommer en hiver).
Le stockage sur réseau de chaleur est déjà développé dans certains pays d’Europe (Danemark, Allemagne, Suède…).

Nouvelles sources d’énergie[modifier | modifier le code]
Une des particularités des réseaux de chaleur (et en particulier du « Réseau de chaleur intelligent » est leur capacité à exploiter une large gamme de sources énergétiques. Au-delà des énergies fossiles classiques et des énergies renouvelables et de récupération aujourd’hui dominantes (bois, géothermie, chaleur fatale d’UIOM), d’autres gisements peuvent être mobilisés. Par exemple :

l’énergie solaire, captée par des panneaux solaires thermiques ; cette énergie est déjà exploitée par les réseaux de chaleur dans quelques pays comme le Danemark ou en Italie dont à Varèse (reprenant une technologie danoise) [6], ou sous forme d’un Réseau de « chaleur et de froid renouvelables » en Catalogne[6], mais elle l’est beaucoup moins dans d’autres pays tels que la France (un seul réseau utilise cette énergie en 2014, et un projet associe un réseau et son stockage géothermique (à Vojens) mais plusieurs études de cas sont produites en 2015[6], dont à Balma et Juvignac, avec des aides possibles de l’Ademe[6] et un Guide de conception des réseaux de chaleur solaires adaptés aux écoquartiers[7] (qui sont invités, comme pour l‘écoquartier du Triangle du Sud à Montmélian à penser très en amont l’intégration du solaire dans les réseaux [6]
les petits réacteurs nucléaires modulaires : la compagnie publique chinoise China National Nuclear Corporation promeut un réacteur de chauffage urbain baptisé « Yalong » ou « DHR-400 » dont chaque unité de 400 MW pourrait alimenter en chauffage 200 000 ménages[8] ; plusieurs villes finlandaises, dont Helsinki, ont lancé en 2018 des études pour déterminer la possibilité de remplacer l’alimentation du chauffage urbain, assurée aujourd’hui par du gaz et du charbon, par de petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) ; cela pourrait permettre de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre liées au chauffage en Finlande[9].
la chaleur des égouts (« cloacothermie »): les eaux usées rejetées dans les égouts sont en moyenne à 25°C ; la captation de cette chaleur par des pompes à chaleur permet d’économiser jusqu’à 60 % des consommations d’énergie dans le cas de l’installation mise en service en 2016 à Vancouver (quartier de Southeast False Creek) ; des installations analogues existent à Oslo depuis 2001 et à Tokyo depuis 2010 ; des projets similaires sont à l’étude en Allemagne, Suisse et Autriche[10]
la géothermie superficielle, avec utilisation de pompe à chaleur
la chaleur ou le froid des océans, mers, lacs et cours d’eau
la chaleur issue de la climatisation des centres de données
la chaleur rejetée par les centrales nucléaires (voir cogénération nucléaire)
la chaleur produite par des bâtiments à énergie positive ou récupérée dans les réseaux d’assainissement
etc.De façon plus anecdotique, mais illustrant la capacité d’adaptation des réseaux de chaleur, quelques réseaux en Suède et en Suisse récupèrent la chaleur issue de crématoriums.

Smart Grid thermique[modifier | modifier le code]

Si le concept de smart grid ou réseau intelligent est souvent associé au réseau électrique, il s’applique également aux réseaux de chaleur.
La combinaison d’un grand nombre de sources d’énergie, fonctionnant avec des régimes temporels différents, des puissances différentes, un caractère de plus en plus diffus sur les villes (augmentation du nombre de points de production/captation de chaleur) renforce le besoin pour le réseau d’être capable d’adapter son fonctionnement en temps réel.
Pour cela, les réseaux s’équipent de capteurs communicants, de sous-stations intelligentes, de régulateurs, le tout étant interconnecté avec les bâtiments (eux-mêmes de plus en plus intelligents), les capteurs météorologiques, les unités de stockage d’énergie, et les autres réseaux d’énergie (électricité, gaz).
Le smart grid thermique permet ainsi d’augmenter son efficacité énergétique globale et d’optimiser la part des énergies les plus vertueuses (locales, renouvelables, économiques) dans son mix énergétique.
En Suède, à Kalmar, NODA et l’opérateur Kalmar Energi travaillent sur un réseau de chaleur intelligent à travers un concept baptisé Smart Heat Grid. L’analyse en temps réel de la chaleur déjà présente dans les bâtiments permet de réguler la production de chaleur et d’éviter les pics de production.

Optimisation énergétique grâce aux données[modifier | modifier le code]

La complexification des réseaux de chaleur, ajoutée aux impératifs économiques, environnementaux et sociétaux, requiert un mode d’exploitation de plus en plus optimisé tout en assurant la livraison de chaleur.
La première étape consiste à mettre en place un plan de comptage, tant au niveau de la production que de la distribution. La loi Grenelle 2 a notamment introduit l’obligation pour tous les réseaux de chaleur d’être équipés de systèmes de comptage de la chaleur livrée au niveau des sous-stations à date du juillet 2015.
La seconde étape consiste généralement à se doter d’outil simples permettant le suivi d’indicateurs du réseau.
La troisième étape, qui se développe grâce à l’acquisition de l’ensemble des données du réseau, est celle de l’ajout d’une brique d’optimisation. L’objectif est ainsi de mieux ajuster la production à la demande, d’anticiper davantage les périodes de pointe de chauffage et de réduire les pertes en énergie.
Aujourd’hui, les réseaux de chaleur se tournent notamment vers des solutions d’intelligence artificielle. En se basant sur des modèles physiques en plus des données du réseau, ces solutions permettent de prédire finement la demande du réseau, de détecter des anomalies au niveau des sous-stations et de calculer des arbitrages sur le mix énergétique, l’ordonnancement des chaudières ou le réglage des différents équipements.
La France connaît un essor important dans l’intelligence artificielle appliquée à l’énergie, comme l’indique le rapport du Ministère de l’Economie publié en février 2019. Des sociétés proposent ainsi des solutions d’optimisation énergétique basées sur l’exploitation des données.

Avantages et inconvénients des réseaux de chaleur[modifier | modifier le code]
Le rendement est comparable à celui d’une chaudière individuelle : par exemple, celui du réseau de chaleur de Bellevue à Nantes était de 86-87 % en 2009-2010[2].

Avantages[modifier | modifier le code]
Les réseaux de chaleur présentent des avantages importants par rapport à des solutions de production de chaleur décentralisées, notamment en matière d’efficacité énergétique, de mobilisation des énergies renouvelables et locales, et de diminution des émissions de gaz à effet de serre :

Centralisation de la production de chaleur à l’échelle urbaine, dans des chaufferies industrielles performantes, entretenues, surveillées
Centralisation des nuisances liées à cette production de chaleur, permettant de les traiter plus facilement que lorsqu’elles sont diffuses sur la ville, à l’échelle de chaque bâtiment
Mobilisation de gisements d’énergie renouvelable difficiles à exploiter en zone urbaine à l’échelle des bâtiments : géothermie, bois, chaleur fatale de l’industrie ou des usines d’incinération des déchets…
Fonctionnement en cogénération. C’est notamment le cas le plus fréquent pour la production de chaleur dans les pays scandinaves et d’Europe centrale.
Meilleure qualité de l’air car les rejets sont mieux contrôlésLes réseaux de chaleur permettent également de réduire les risques encourus par les territoires qu’ils desservent face à l’évolution du paysage énergétique mondial. D’une part ils facilitent la mobilisation de ressources énergétiques locales, d’autre part ils réduisent la part variable des factures, ces dernières étant dominées par l’amortissement des installations (part fixe, non sujette à la volatilité du prix des énergies).

Inconvénients[modifier | modifier le code]
Les réseaux de chaleur sont des installations qui représentent un investissement initial important, plus que les autres réseaux d’énergie (infrastructures plus lourdes). Le risque économique est donc à considérer sur une longue période.
Pour cette raison, les réseaux de chaleur ne peuvent être déployés partout : les besoins de chaleur, rapportés au mètre de réseau installé (canalisations) et au watt de puissance installée (chaufferie), doivent être suffisants pour garantir que les revenus tirés des ventes de chaleur et des abonnements couvriront les coûts, sur la période d’amortissement. Les zones les plus propices sont donc celles qui présentent une certaine densité thermique (quantité de chaleur consommée par mètre de canalisation déployé). Pour identifier ces zones, des études de cartographie territoriale de chaleur peuvent être menées ; la directive européenne relative à l’efficacité énergétique[11] (2012) l’impose à tous les États-membres de l’Union européenne[12]. En France, l’ADEME subventionne jusqu’à 60 % les projets de plus de 1,5 MWh/mètre linéaire/an de tranchée[13]Les réseaux de chaleur sont par ailleurs des systèmes locaux à adapter à chaque territoire. C’est un atout dans le sens où cela leur permet d’intégrer les spécificités locales, mais également un inconvénient dans la mesure où cela rend l’initiative et la réalisation des projets plus complexes, par rapport aux autres réseaux d’énergie dont les modèles sont davantage uniformisés au sein d’un pays[14].

À la suite de leur fort développement depuis plusieurs décennies, un nombre croissant de réseaux (anciens et/ou défectueux) doivent être rénovés. En France AMORCE et le CEREMA ont avec l’aide de l’ADEME conduit une enquête à ce sujet auprès de collectivités et opérateurs de réseaux de chaleur anciens et/ou défectueux, afin d’en tirer des retours d’expérience techniques, juridiques, économiques et environnementaux (phasage de travaux, ordre de grandeur des coûts, méthodes, techniques et technologies, etc.)[15].

Les réseaux de chaleur couvraient 3,0 % de la consommation finale d’énergie au niveau mondial en 2017 : 289,5 Mtep sur 9 717,3 Mtep ; cette part était de 4,9 % dans le secteur industriel, 4,9 % dans le secteur résidentiel et 5,0 % dans le secteur tertiaire[16].

Production de chaleur par pays (PJ)

Source

1990

2000

2010

2015

2017

% 2017

var.2017/1990
Russie
9 398
6 487
6 016
5 207
5 325
37,1 %
-43 %
Chine
626
1 461
2 978
4 016
4 409
30,7 %
+604 %
Allemagne
448
316
515
458
470
3,3 %
+5 %
États-Unis
101
324
508
418
450
3,1 %
+346 %
Ukraine
1 719
747
622
378
405
2,8 %
-76 %
Kazakhstan
527
284
402
408
371
2,6 %
-30 %
Pologne
740
341
336
281
300
2,1 %
-59 %
Biélorussie
426
279
278
242
253
1,8 %
-41 %
Corée du Sud
0
140
192
205
240
1,7 %
ns
Italie
0
0
205
217
233
1,6 %
ns
Finlande
87
150
209
178
192
1,3 %
+121 %
Suède
78
158
224
183
190
1,3 %
+144 %
France
20
135
161
163
177
1,2 %
+785 %
Danemark
92
119
152
131
136
0,9 %
+48 %
Tchéquie
155
139
130
121
123
0,9 %
-21 %
Pays-Bas
48
172
160
139
117
0,8 %
+144 %
Total mondial
15 898
12 242
14 171
13 703
14 368
100 %
-9,6 %
Source des données : Agence internationale de l’énergie[17],[n 1].
La production mondiale des chaufferies de réseau de chaleur a chuté de 23 % entre 1990 et 2000 (-31 % en Russie, -57 % en Ukraine, -46 % au Kazakhstan, -54 % en Pologne), après la chute des régimes communistes en Europe, qui a été suivie d’investissements massifs dans l’efficacité énergétique pour les pays concernés. Elle a ensuite progressé de 17,4 % en 17 ans grâce aux développements en Chine, aux États-Unis, dans les pays scandinaves et certains pays d’Europe occidentale (France, Italie).

Production mondiale de chaleur par source (PJ)

Source

1990

%

2000

%

2010

%

2015

2017

% 2017

var.2017/1990
Charbon
4 833
30,4 %
4 331
35,4 %
5 445
38,6 %
5 822
5 978
41,6 %
+24 %
Pétrole
2 551
16,0 %
1 160
9,2 %
843
6,0 %
600
526
3,7 %
-79 %
Gaz naturel
8 102
51,0 %
6 232
51,1 %
6 581
46,6 %
5 793
6 175
43,0 %
-24 %
Total fossiles
15 486
97,4 %
11 723
95,8 %
12 869
91,2 %
12 214
12 680
88,3 %
-18 %
Nucléaire
44
0,3 %
19
0,2 %
27
0,2 %
26
27
0,2 %
-38 %
Biomasse
174
1,1 %
214
1,8 %
449
3,2 %
538
627
4,4 %
+261 %
Déchets
86
0,5 %
200
1,6 %
333
2,4 %
423
455
3,2 %
+430 %
Géothermie
15
0,1 %
18
0,15 %
26
0,2 %
34
40
0,3 %
+159 %
Solaire th.
0,006
ε
0,024
ε
0,2
0,001
1,0
1,8
0,01 %
x302
Autres sources
94
0,6 %
67
0,5 %
412
2,9 %
467
537
3,7 %
+476 %
Total EnR
368
3,1 %
489
4,0 %
1 221
8,6 %
1 463
1 661
11,6 %
+351 %
Total mondial
15 899
100 %
12 242
100 %
14 116
100 %
13 703
14 368
100 %
-9,6 %
Source des données : Agence internationale de l’énergie[17].Énergies renouvelables : biomasse, déchets, géothermie et solaire thermique[n 2].
La prédominance massive des combustibles fossiles est surtout le fait de la Russie (90,3 % répartis en charbon : 18,7 %, pétrole : 3,2 %, gaz naturel : 68,4 %), de la Chine (99,1 % dont charbon : 84,8 %) et des États-Unis (87,6 % dont gaz naturel : 74,7 %) ; à l’inverse, les pays européens utilisent plus la biomasse (en Suède : 57 %, surtout bois), les déchets (en Suède : 25 %) et les dispositifs de récupération de la chaleur ambiante ou de chaleur résiduelle (en Suède : 9 %) ; la France occupe une position intermédiaire avec 46 % d’énergies fossiles (surtout gaz : 35 %) et 54 % d’énergies renouvelables (biomasse : 28 %, déchets : 21 %, géothermie : 3,1 %, autres : 2,4 %).

À l’échelle d’un réseau[modifier | modifier le code]
Les réseaux de chaleur sont, à l’inverse des réseaux électriques ou gaziers, des réseaux d’énergie fortement décentralisés. La chaleur n’étant pas transportable sur de très longues distances, les réseaux de chaleur n’ont en effet jamais été rassemblés dans des réseaux nationaux, comme ont pu l’être les réseaux de gaz et d’électricité.
Il en résulte une organisation des acteurs différente.
Dans la plupart des pays, les réseaux de chaleur sont le résultat d’initiatives des villes, ou d’entités dépendant des villes (agences locales, entreprises publiques locales, « utilities » anglo-saxonnes…). La réalisation et l’exploitation du réseau peuvent être réalisées par la ville elle-même, ou bien par une entreprise qui agit pour son compte, dans le cadre d’une mission de service public. Le cadre dépend à la fois du contexte légal de chaque pays, et des choix réalisés au niveau local par chaque collectivité.
Il existe également des réseaux d’initiative privée, qui peuvent émaner d’un opérateur, ou bien d’usagers regroupés à travers une association ou une coopérative.

Acteurs nationaux et supra-nationaux[modifier | modifier le code]
On distingue différentes catégories d’acteurs nationaux ou supra-nationaux :

les pouvoirs publics étatiques ou fédéraux, qui fixent les orientations des pays en matière de développement des réseaux de chaleur, et déterminent le cadre légal ou de soutien financier pour la mise en œuvre de la politique
les grands groupes énergéticiens, qui possèdent des filiales spécialisés dans les réseaux de chaleur
les associations qui regroupent différents types d’acteurs : associations de collectivités AMORCE en France), associations d’entreprises de la filière SNCU en France, Euroheat & Power en Europe, International District Energy Association aux États-Unis, associations multi-acteurs Danish Board of District Heating au Danemark).
Russie[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Les réseaux de chaleur s’y sont essentiellement développés après 1950, même si les deux plus importants (Paris et Grenoble) sont plus anciens.
En 2012, 480 réseaux de chaleur (et de froid) desservaient 2,3 millions d’équivalents-logements (soit 2 millions de tonnes équivalent pétrole), dont ⅔ dans le secteur résidentiel.
Surtout présentes en zones urbaines denses, ils sont alimentés à 38 % par des énergies renouvelables et de récupération. Le réseau de Paris est le plus gros de France. Créé en 1927 et exploité par la Compagnie Parisienne du Chauffage Urbain (CPCU[18]), il alimente l’agglomération parisienne en chauffage et en eau chaude. Détenu par la Mairie de Paris (33 %) et par Engie (66 %), il chauffe l’équivalent de 500 000 logements, soit environ un tiers des logements collectifs parisiens. En 2016 son mix énergétique comprenant plus de 50 % d’énergies renouvelables et de récupération, grâce à une plateforme logistique biomasse sur son principal site de production (Saint-Ouen-sur-Seine) permettant d’accueillir 1 300 tonnes/jour de granulés de bois fournissant 10 % de sa production annuelle de chaleur ; avec les 41 % de la valorisation thermique des déchets issus de trois centres parisiens du Syctom, le syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères, plus 10 % de biomasse, 2 % de biocombustible, et 1 % de géothermie, la part des énergies renouvelables atteint 54 % contre 30 % de gaz et 16 % de charbon[19],[20] ; D’autres réseaux majeurs sont celui de Metz, alimenté par l’Usine d’électricité de Metz et celui de Grenoble ou encore celui de Toulouse alimenté par l’incinérateur de déchets ; en cours d’extension, qui valorisera aussi la chaleur d’un groupe de supercalculateurs[21]. ES Services Énergétiques (filiale d’Électricité de Strasbourg) issue de la fusion d’Ecotral et de Dalkia Bas-Rhin, gère des réseaux de chaleur dont à Strasbourg, avec trois grandes installations représentant un total de 400 GWh et alimentant 40 000 logements[22].
En 2018, malgré ce développement, la cour des comptes alertait sur « un décalage persistant au regard des objectifs affichés » par la France en matière d’énergies renouvelables (objectif 2020 : 23 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique français contre seulement 15,7 % en 2016), alors que le gouvernement poursuivait les démarches de simplifications administratives. Ces démarches avaient en mars 2019 déjà concerné l’éolien, le photovoltaïque et la méthanisation, devant alimenter un plan de « libération des énergies renouvelables ». La filière réseau de chaleur, très sollicitée par la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie) est alors demandeuse de simplifications et se juge insuffisamment aidée alors que le pays consomme beaucoup plus de chaleur que l’électricité [23].
En 2019, la PPE considère qu’ils peuvent massivement valoriser les calories antérieurement perdues par les incinérateurs, des énergies renouvelables comme la biomasse et la géothermie notamment) au service de la transition énergétique et qu’ils doivent donc être fortement développés (tant pour la quantité d’usagers raccordés que pour la part des énergies renouvelables et de récupération les alimentant[24]). Ils sont soutenus depuis plusieurs décennies par l’État, l’Ademe et les régions (via le Fonds chaleur. Une simplificationdu cadre juridique est aussi en cours[25].
En mars 2019 Emmanuelle Wargon (secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire) a lancé un groupe de travail sur la filière chaleur et froid renouvelables, ciblant la distribution de chaleur et de froid. Réunissant des administrations, des collectivités et des fédérations professionnelles, il doit travailler sur les thèmes : créer et développer les réseaux de chaleur et de froid compétitifs et plus attractifs ; verdissement du mix énergétique (incluant énergies de récupération) ; outils d’aide à la conception et pilotage. Ses propositions sont attendues avant la fin juin 2019[26]. Le gouvernement souhaite que 3,4 millions de foyers soient raccordés en 2023, et que la part des renouvelable soit portée de 40 à 59 %, avec une montée en puissance du biogaz qui devra atteindre 10 % des consommations de gaz, si ses coûts diminuent car il est encore plus cher de 40 % qu’un gaz fossile. Le Fonds chaleur passera de 315 M€ en 2019 à 350 M€ en 2020 et 2021, et son utilisation sera simplifiée (avances remboursables remplacées par des subventions). Les réseaux de chaleur et de froid se jugent « oubliés des aides d’Etat » [26].
Selon Pascal Roger (président de la Fedene) fin 2018 ces réseaux devraient contribuer aux deux tiers des économies demandées par la première PPE (2016-2018), avec un verdissement demandé deux fois et demi plus important que l’électricité renouvelable[26].
Selon Thierry Franck de Préaumont, président du SNCU, en 2017, 761 réseaux de chaleur et de froids délivraient en France 25 TWh de chaleur (déjà en partie décarbonés) et 1 TWh de froid, via plus de 5.600 km de réseau, avec un bouquet énergétique contenant environ 56 % d’énergies vertes ou de récupération, dont 25 % provenant d’unités de valorisation énergétique et 22 % de biomasse. Le contenu carbone du kWh de réseau de chaleur est d’environ 116 gr de CO2/kWh[26].
Le rythme d’installation de nouveaux réseaux de chaleur a ralenti en France en 2019. Le Fonds chaleur était calculé pour une certaine trajectoire de fiscalité carbone ; le niveau des aides n’a pas été ajusté après l’interruption de cette trajectoire, même si la compétitivité des réseaux de chaleur par rapport au gaz est en baisse[27].

Suède[modifier | modifier le code]

Avec une part de 50 % dans le bouquet énergétique national (2011), la Suède est très en avance sur le développement des énergies renouvelables et de récupération par rapport aux autres pays d’Europe. Les réseaux de chaleur y sont également beaucoup plus développés que dans la plupart des pays. C’est le principal mode de chauffage dans 240 des 290 communes en Suède (toutes les communes de plus de 10 000 habitants sont équipées d’un réseau de chaleur).
Les énergies renouvelables et de récupération représentent 75 % du mix énergétique des réseaux de chaleur suédois, qui ont distribué en 2012 environ 50 TWh soit 4,5 MTep. Si l’on rapporte en moyenne au nombre d’habitants, les réseaux de chaleur distribuent 0,45 tep/hab en Suède, contre 0,03 tep/hab en France. Les réseaux de chaleur en Suède desservent 60 % de logements, 30 % pour le secteur des services et 10 % d’industries[28].
Les réseaux de chaleur suédois sont détenus et exploités par des organismes entièrement publics (liés aux villes).

Danemark[modifier | modifier le code]

Les réseaux de chaleur se sont fortement développés au Danemark, depuis les prémisses au XIXe siècle et le premier réseau moderne du pays en 1903[29].
Dès les années 1980, ils ont été intégrés à la planification énergétique locale, avec la possibilité pour les collectivités de définir un zonage de leur territoire fixant les modes de desserte énergétique.
Les réseaux de chaleur danois fournissent aujourd’hui plus de 60 % des besoins de chauffage du pays, et sont alimentés à plus de 50 % par des énergies renouvelables et de récupération. Le Danemark est aujourd’hui un des pays les plus en pointe en matière de réseaux de chaleur, que ce soit pour les innovations technologiques ou leur intégration dans les politiques d’aménagement et d’énergie.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Alors même que le chauffage urbain moderne est né aux États-Unis, les réseaux de chaleur ne couvrent aujourd’hui que 4 % des besoins de chauffage du pays. Ils ont été conçus par les Electric Utilities américaines à la fin du XIXe siècle comme des moyens d’utiliser la chaleur fatale perdue lors de la production d’électricité[30].
Le secteur commercial ainsi que les campus universitaires sont les principaux utilisateurs des réseaux de chaleur américains.
Alors que les initiatives publiques sont majoritaires en Europe, aux États-Unis, la propriété et la responsabilité incombent plus largement aux entreprises privées. Cependant, un nombre croissant de villes, seules à avoir une vision de long terme, sont impliquées dans les nouveaux projets de réseaux fortement capitalistiques.
Certaines politiques fédérales ou étatiques peuvent soutenir indirectement les réseaux via le soutien de la cogénération, à laquelle ils sont très souvent associés. Le soutien direct aux réseaux de chaleur en revanche est peu développé.
L’International District Energy Association milite pour obtenir davantage de politiques de soutien fédérales pour les réseaux de chaleur en mettant en avant la capacité des réseaux à mobiliser massivement les énergies renouvelables et de récupération, se rapprochant ainsi de la logique franco-européenne.

Notes[modifier | modifier le code]
↑ Pour accéder aux données des différents pays, saisir le nom du pays dans la zone « Country or region » au-dessous du titre « Statistics data browser » et de l’onglet « data tables ».

↑ en fait, les déchets ne sont que pour partie renouvelables ; par contre, les « autres sources » peuvent généralement être considérées renouvelables

Références[modifier | modifier le code]
↑ a et bMinistère de l’environnement (2016) , Volet 1 : Synthèse de la PPE, PDF, 25 pages ; volet 2 : volet relatif à l’offre d’énergie, PDF, 83 pages et volet 3 : Stratégie de développement de la mobilité propre (PDF, 125 pages)

↑ a et b« Réseau de chaleur Bellevue – suivi d’exploitation », Nantes Métropole, 2010

↑ Cerema, « Constitution d’un réseau de chaleur », sur Réseaux de chaleur & Territoires, 2011(consulté le 18 décembre 2014)

↑ BRGM, « Les usages de la géothermie », sur Géothermie Perspectives (consulté le 18 décembre 2014)

↑ SNCU/MEDDE, « Enquête nationale 2007 sur les réseaux de chaleur et de froid (France) », 2008(consulté le 18 décembre 2014)

↑ a b c d et eProgramme de la 3e Conférence Internationale réseaux de chaleur solaire 17-18 juin 2015, Toulouse, incluant un « Séminaire national français Solaire thermique et réseaux de chaleur »

↑ Guide qui sera présenté par Romain Genet, Chef de projet, INDDIGO la journée « réseaux de chaleur : de nouvelles opportunités pour nos territoires et nos entreprises » du 17 juin 2015

↑ (en) China looks to nuclear option to ease winter heating woes, Reuters, 10 décembre 2017.

↑ Des villes finlandaises étudient le potentiel des SMR pour le chauffage urbain, SFEN, 26 janvier 2018.

↑ Vancouver, première ville d’Amérique du Nord à se chauffer grâce aux égouts, La Tribune, 12 août 2016.

↑ DSirective européenne relative à l’efficacité énergétique (2012)

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↑ La lettre d’Amorce n°56, brève intitulée Rénovation des réseaux de chaleur anciens – défectueux, page 12/100

↑ (en)Statistics data browser : World : Balances 2017 (onglet « data tables »), Agence internationale de l’énergie, 24 septembre 2019.

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↑ CPCU en quelques chiffres « L’entreprise CPCU », sur www.cpcu.fr (consulté le 24 février 2017)

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↑ (en) DBDH, « Danish district heating history », sur DBDH (consulté le 18 décembre 2014)

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